Traumatismes Sonores

Les Traumatismes Sonores
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L’appareil auditif subit deux types de dommages. On différencie les traumatismes dits “aigus” aux traumatismes dits  “chroniques”.

Les traumatismes sonores aigus, ou TSA :

Ces traumatismes sont liés à une exposition à des sons de volume élevé, violente, par impulsions brèves de façon inhabituelle. Typiquement, il va s’agir des bruits d’explosion de pétard, séance de tir avec une arme a feu, des bruits de perceuse ou de marteaux-piqueurs lors de travaux,  mais aussi et comme facteur principale chez les jeunes, de la musique, surtout lorsqu’il est question de musique amplifiée. Cette musique amplifiée, serait responsable de la moitié des 1400 cas évoqués chaque année en France par les recensements effectués.

Ils sont graves car leur brièveté empêche l’adaptation du volume sonore, usuellement opérée par des réflexes au sein de l’oreille, comme le réflexe stapédien.

Leur effet est décelable rapidement, de par les conséquences qu’ils entraînent :

-hypoacousie,
-acouphènes(sifflement, bourdonnement sans aucun stimulus externe),
-sensation de plénitude de l’oreille,
-vertiges,
-céphalées (maux de tête).
Ces signes traduisent des lésions des cellules ciliées de l’oreille interne qui ne se renouvelleront pas, ainsi, un audiogramme montrera une perte auditive typique en cas de traumatisme sonore au voisinage des 4000Hz.
L’évolution  naturelle tend vers une récupération partielle mais avec une persistance du phénomènes des acouphènes. Un traitement adapté sous 48 heures, en milieu spécialisé peut améliorer cette récupération, et limiter les alors les séquelles.

Les traumatismes sonores chroniques, ou TSC :
A la différence des traumatismes sonores aigus, ils affectent progressivement l’oreille interne sans que la “victime” n’en ait réellement conscience de la dégradation de son audition avant d’être gêné socialement.
Ils sont dues à une exposition continue à un bruit continu.
Deux facteurs sont donc à noter : le niveau sonore et la durée d’exposition.
Par exemple, l’écoute d’un volume sonore d’une intensité de 40dB est jugé raisonnable, sur une durée de 168 h, c’est à dire en une semaine, à 89 dB sur une durée de 5 heure au maximum par semaine, et à 100dB, la durée optimale est de 15 minutes par jour. Le seuil de douleur de l’oreille humaine est évalué comme étant à 120dB.

Le principale signe rapporté par les patients ayant victimes d’un traumatisme sonore chronique est l’acouphène, mais il faut garder à l’idée que le plus souvent, il apparaîtra des années plus tard contrairement au traumatisme aigu (qui peut s’y ajouter), c’est ce que l’on appelle la toxicité du bruit. On observe également aussi l’encoche à 4000Hz sur l’audiogramme.

 

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